Avoue, tu as peut-être déjà vécu tout ça ?
La motivation du début, les premiers kilos qui s’envolent rapidement, la fierté des premiers résultats…
Et petit à petit, le décrochage.
La lassitude qui s’installe (un peu marre de manger tout le temps les mêmes plats fades…), les envies de craquer sur des « aliments interdits » de plus en plus fréquentes.
Et tu finis par craquer, une fois, deux fois…
Jusqu’à ce que ça devienne incontrôlable et que tu finisses par tout laisser tomber, reprendre tout le poids perdu, et parfois même un peu plus en bonus !
Et petit à petit, tu te mets à douter de toi, à perdre confiance.
Mais je vais te dire quelque chose.
Ce n’est pas de ta faute.
Ce n’est pas un manque de discipline ou de volonté.
Le vrai problème, ce n’est pas toi, c’est la méthode que tu as utilisée pour perdre du poids.
Et tu sais quoi ?
J’ai moi aussi déjà vécu ce cycle infernal, cette alternance de restrictions extrêmes et de craquages.
Mais un jour j’en ai eu marre et j’ai réalisé que si j’échouais tout le temps c’est qu’il devait y avoir une raison.
J’ai donc décidé de revoir totalement ma façon de faire. Et depuis que j’ai changé d’approche, je n’ai plus jamais eu besoin de régime.
Dans cet article, je t’explique exactement pourquoi l’effet yoyo existe, et surtout comment en sortir définitivement, pour perdre du poids de façon durable et sans te frustrer.
Revivre le même cycle, encore et encore...
Décortiquons ensemble ce fameux cercle vicieux restriction-craquage que tu connais tant…
Le scénario que tu connais par cœur
Ça commence presque toujours de la même façon.
Un déclencheur (une photo, un événement qui approche, un regard dans le miroir…).
Tu te lances, en t’y mettant à fond. Tu supprimes le sucre, le gras, les féculents, les petits plaisirs, tu te mets à sauter des repas lorsque tu penses que tu as trop mangé, tu t’affames presque…
Les premiers jours sont difficiles mais la motivation est là, alors tu tiens bon. Puis les chiffres sur la balance descendent, alors tu te sens bien et fière.
Les semaines passent et la lassitude s’installe. Tu as de plus en plus faim, tu commences à devenir obsédée par tout ce que tu n’as « pas le droit de manger ».
Et un soir, alors que tu n’en peux plus tu craques…un carré de chocolat, puis deux… et alors que tu aurais pu (du) t’arrêter là, tu craques complètement et termines toute la tablette. Et là, tout bascule. La culpabilité arrive, et avec elle cette petit phrase «foutu pour foutu, au point où j’en suis… »
Tu laisses alors tout tomber. Le régime s’arrête, tu te remets à manger normalement, voire plus qu’avant pour compenser ces semaines de frustration et ton poids remonte, parfois même avec quelques kilos bonus.
Et quelques mois plus tard, le cycle recommence, identique…
Ta confiance en soi s’envole petit à petit…
« Je n’ai pas assez de volonté.«
« Je ne suis pas faite pour perdre du poids.«
« Les autres y arrivent, il y a quelque chose qui cloche chez moi. »
Ces phrases te disent quelque chose ?
Ces pensées, presque toutes les femmes qui ont fait des régimes les ont eues. Et c’est la preuve que les régimes détruisent ta confiance en toi.
Mais la vérité c’est que…
Si tes régimes échouent ce n’est pas parce que tu es trop faible pour les tenir.
Ils échouent parce qu’ils ne sont tout simplement pas prévus pour être tenus sur du long terme, que ce soit physiologiquement ou psychologiquement.
C’est la méthode qui est défaillante. Pas toi.
Ce qui se passe vraiment dans ton corps pendant un régime
Voyons maintenant ce qui se passe dans ton corps lorsque tu suis un régime, en particulier quand c’est un régime drastique. Tu vas vite comprendre pourquoi tu craques et pourquoi tu reprends du poids aussi facilement ensuite (et surtout pourquoi ce n’est pas de ta faute…).
La restriction entraine la faim, et c’est juste physiologique…
Lorsque tu apportes moins à ton corps que ce dont il a besoin, il se met en alerte et fait tout pour te faire comprendre qu’il a besoin de plus. L’hormone de la faim, la ghréline augmente alors, pour t’inciter à manger. À l’inverse, l’hormone de la satiété, la leptine, va diminuer.
Résultat : tu as faim. Vraiment faim. Ce n’est pas juste dans ta tête non. Tu as faim parce que ton corps te fait comprendre que tu dois manger pour survivre.
Et bien évidemment, plus le régime que tu suis est drastique, plus tu auras faim.
La volonté n’a absolument rien à voir ici.
Ton métabolisme s'adapte pour survivre
Ce phénomène est le principal responsable de l’effet yoyo.
Quand tu te prives de façon prolongée, ton corps cherche à s’adapter, toujours dans une optique de survie. Il devient économe et apprend à fonctionner avec moins d’énergie. Pour cela il va faire en sorte de réduire ses dépenses au repos, de tourner un peu au ralenti, de réduire certaines fonctions non essentielles. C’est pour cela que lorsque l’on suit un régime extrême on est souvent fatiguée ou que certaines fonctions sont altérées comme la fonction reproductrice.
C’est ce qu’on appelle l’adaptation métabolique. Et c’est à cause de ce phénomène que tu peux te retrouver à ne plus perdre de poids du tout alors que tu continue à faire des efforts. Ton corps s’est tout simplement adapté à ce que tu lui apportais.
Ton métabolisme n’est pas cassé. Il est intelligent. Il fait juste ce qu’il est sensé faire pour survivre, en cas de famine par exemple.
Le problème, c’est que cette adaptation persiste souvent même après la fin du régime, quand tu reprends une alimentation normale. Ton corps s’étant adapté pour bruler moins, il va stocker le moindre surplus calorique.
Tu perds du muscle en même temps que du gras
Les régimes très restrictifs font maigrir oui, mais la perte de poids ne concerne pas que le gras… Quand le déficit est trop important, que les apports sont déséquilibrés (notamment en protéines) et qu’il n’y a pas d’activité physique associée, le corps va majoritairement puiser dans les muscles plutôt que dans le gras pour trouver de l’énergie. Oui c’est injuste, mais c’est une réalité.
Or le muscle est ton meilleur allié pour maintenir un poids stable. En effet, plus tu as de masse musculaire et plus tu vas bruler de calories, même au repos. Intéressant quand on veut perdre du poids non ?
Chaque régime trop restrictif diminue peu à peu ta masse musculaire. Et après chaque régime, quand le poids remonte, c’est essentiellement sous forme de gras, pas de muscle. Résultat : à chaque cycle, ta composition corporelle se dégrade, et perdre du poids devient de plus en plus difficile.
La restriction mentale crée le craquage
Parlons cette fois d’un mécanisme psychologique : la restriction cognitive.
Le principe est simple : l’interdit créé le désir et l’obsession.
Plus tu te dis « je ne dois pas manger de chocolat », plus tu penses au chocolat. Plus tu y penses, plus l’envie devient intense. Jusqu’au moment où tu finis par céder. Et plus tu auras « tenu » longtemps sans craquer, plus le craquage sera violent (coucou la tablette de chocolat engloutie en quelques minutes…)
Ce n’est pas du tout un manque de volonté. C’est un comportement humain (et prévisible) lié à la privation. C’est comme ça que notre cerveau fonctionne.
Et c’est ce qui explique pourquoi les régimes qui interdisent carrément certains types d’aliments sont si mauvais.
La culpabilité aggrave tout
Après le craquage vient la culpabilité. Et souvent avec cette culpabilité arrive le biais cognitif du « tout ou rien ». Tu sais, ce petit craquage de rien du tout, qui n’aurait eu que peu d’impact si tu t’étais reprise derrière, mais qui s’est transformé dérapage de plusieurs jours voire en abandon total…
Tout ça parce que tu as culpabilisé pour quelque chose qui n’était peut-être finalement pas si grave ?
Mais encore une fois ce n’est pas de ta faute. C’est juste que tu as toujours vécu avec l’idée que tu devais tout le temps faire les choses parfaitement, sinon ça n’en valait pas la peine.
Mais alors, pourquoi certains régimes semblent marcher au début ?
Et oui, c’est là le gros du problème et c’est souvent pour ça que tu te lances toujours dans ces fameux régimes. Parce qu’ils fonctionnent (et même plutôt bien en vérité) toujours dans les premiers jours !
Mais il y a deux choses qui expliquent pourquoi tu perds autant de poids avec ces régimes.
La perte d'eau des premières semaines
Les premiers kilos perdus avec un régime strict, en particulier ceux qui réduisent drastiquement les glucides, sont souvent de l’eau, pas du gras.
Les glucides, stockés dans les muscles sous forme de glycogène, retiennent de l’eau. Quand tu réduis fortement les glucides, tu vides ces réserves de glycogène et tu perds rapidement plusieurs kilos d’eau.
Les chiffres sur la balance descendent alors très vite. Tu te sens plus légère, moins gonflée… Tu penses que le régime fonctionne.
Mais ces kilos-là reviendront dès que tu remangeras normalement, tout simplement parce qu’ils n’ont jamais été des kilos de gras.
Le déficit initial fonctionne…jusqu'à l'adaptation
Un déficit calorique (le fait de manger moins de calories que ton corps n’en utilise) fait maigrir. C’est une réalité physiologique. Et les premières semaines d’un régime restrictif créent effectivement un déficit, donc une vraie perte de poids.
Le problème ici, ce n’est pas le principe du déficit en lui-même. C’est son ampleur et la façon de le créer.
Un déficit trop important déclenche rapidement les mécanismes d’adaptation vus plus haut. Les premiers résultats sont réels, mais la méthode ne peut pas être tenue dans le temps et l’adaptation métabolique finit par bloquer les progrès même si on continue.
Ce que tu dois absolument comprendre : la privation n'est pas tenable
Et c’est là le vrai problème de tous ces régimes.
Aucune méthode basée sur la privation ne peut être tenue indéfiniment. Ce n’est pas une question de caractère ou de détermination, c’est juste physiologiquement et psychologiquement intenable sur du long terme.
Et une méthode qui ne peut pas être tenue dans le temps, ne peut pas donner de résultats durables. C’est aussi simple que ça.
Une fois que tu as compris ça, tu comprends que ton problème n’est pas le fait d’abandonner ton régime… Le problème c’est que tu as juste toujours essayé des méthodes prévues pour être abandonnées.
Comment te sortir définitivement de ce cycle ?
Maintenant que tu comprends ce qui se passe vraiment, je vais t’expliquer comment faire pour te sortir de ce cycle de restriction-craquage afin que tu puisses enfin avoir des résultats durables.
Arrête de chercher la méthode la plus rapide
La vitesse est l’ennemi de la durabilité.
Une perte de 1 à 2 kilos par mois en mangeant normalement, sans se priver, sans se battre contre soi-même, vaut tellement mieux qu’une perte de 5 kilos en un mois suivie d’une reprise de 7.
Changer d’objectif change absolument tout. Passer de « vouloir perdre le plus vite possible » à « vouloir perdre durablement sans souffrir », c’est le premier pas pour te sortir de ce cycle infernal.
Apprends à comprendre le fonctionnement de ton corps
La vraie liberté alimentaire vient de la connaissance.
Quand tu comprends ce que tu manges, ce que ça apporte à ton corps, le fonctionnement du déficit calorique, pourquoi les macronutriments et les micronutriments comptent — tu n’as plus besoin de suivre des règles imposées. Tu peux décider par toi-même. Tu peux t’adapter à ta réalité du moment tout en ayant des résultats.
C’est exactement ce que permet la diet flexible, une méthode qui t’éduque plutôt que de te dire quoi faire. Ce dont tu as vraiment besoin ce n’est pas d’un régime, c’est d’un apprentissage.
Mange assez (vraiment)
Un déficit modéré, de l’ordre de 200 à 300 calories en dessous de tes dépenses, est suffisant pour perdre du gras progressivement, sans déclencher les mécanismes d’adaptation vus plus haut.
Tu n’as pas besoin de souffrir pour maigrir. Tu n’as pas besoin d’avoir faim en permanence. Un déficit raisonnable, tenu dans la durée, donne des résultats bien supérieurs à un déficit agressif abandonné après trois semaines.
Arrête de diaboliser des aliments
On l’a vu, la restriction mentale est une des principales sources de craquages…
Supprimer les interdits, c’est supprimer les obsessions et les risques de craquages.
Quand tu arrives à manger une pizza sans la considérer comme un « cheat meal », quand tu peux manger du chocolat sans culpabilité, alors tu changes fondamentalement ton rapport à la nourriture. Et c’est ce changement qui te permet de tenir sur du long terme.
Ça ne veut pas dire manger n’importe quoi n’importe quand, bien évidemment. Ça veut dire manger librement, en conscience, en comprenant ce que tu fais et en sachant que rien n’est interdit.
Construis-toi une routine tenable
Une routine imparfaite tenue pendant 2 ans vaudra toujours mieux qu’une routine stricte tenue pendant 3 semaines.
La clé c’est la régularité, pas la perfection. Tu devrais utiliser une méthode qui s’intègre dans ta vraie vie, avec tes contraintes, tes envies, tes jours difficiles. Une méthode qui puisse s’accorder avec des sorties au restaurant, des soirées, des jours de flemme où tu n’as pas envie de cuisiner…
C’est exactement ce que j’enseigne dans mon programme « 6 semaines pour maîtriser les bases de la Diet Flexible » : apprendre à manger sans se priver, comprendre son corps, et construire une routine tenable pour ne plus jamais avoir besoin de faire un régime. Tu peux le découvrir juste ici.
Pour conclure
Si tu reprends du poids après chaque régime, ce n’est pas parce que tu manques de volonté. C’est parce qu’on t’a appris à te battre contre ton corps au lieu de travailler avec lui.
L’effet yoyo n’est pas une fatalité. C’est la conséquence prévisible de méthodes qui reposent sur la privation, l’interdit et la culpabilité. Des méthodes que personne ne peut tenir durablement, ni toi, ni moi, ni n’importe qui d’autre.
J’ai vécu ce cycle pendant des années. Et depuis que j’ai compris comment mon corps fonctionnait vraiment, je n’ai plus jamais fait de régime. J’ai perdu 24 kilos en mangeant des pizzas et des burgers, sans jamais me sentir frustrée. Alors non, je n’ai pas tout perdu en 2 mois, plutôt en 2 ans, mais je n’ai jamais souffert pendant ces deux années…
Ce n’est pas de la magie. C’est juste des connaissances en physiologie et l’application de ces connaissances.
Et toi aussi, tu peux apprendre à le faire. Si tu veux un cadre pour te sentir accompagnée étape par étape, mon programme de 6 semaines est exactement fait pour ça. Prête à essayer ?
Cet article est rédigé à titre informatif et éducatif. Il ne remplace pas l’avis d’un médecin ou d’un professionnel de santé.
En cas de doute sur ton alimentation ou ta santé, consulte un professionnel.
